Le lundi matin je prends un taxi - toujours le même, toujours à l'heure, musique sympa pour heure moins agréable, ... - pour me rendre à l'aéroport. Après le bonjour traditionnel, enchaîne le "alors, ce week end ?". La réponse à fusé
- J'ai battu du vent !
- ??
- Oui, vous entendez le bruit de mes freins. Samedi j'avais rendez-vous pour l'entretien à la concession auto. Ils devaient changer disques et plaquettes, j'avais appelé depuis le mercredi. Samedi, ils se sont rendus compte qu'ils n'avaient pas le bon modèle en stock ! Je dois y revenir mercredi prochain. Alors que je pouvais utiliser le week end pour immobiliser la voiture, ce sera un jour de semaine, un jour de travail ! Finalement, je n'ai rien fait, j'ai battu du vent !
Bizarre ! Pourtant, pour un constructeur auto, un taxi c'est précieux : changement de voiture régulier, entretien, prescripteur, ... Belle expérience client !
Comment le secteur de l'automobile n'a-t'il pas encore mis en place de vraies stratégies clients différenciées (hormis le distingo "produit" VP / VU ou particuliers / flottes) ?
PS :En écrivant, je me dis qu'il y a bien 10 ans que je n'ai pas eu de contact avec un vendeur auto, ce serait mieux que les quelques maigres mailings que j'ai pu recevoir ?
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A propos de taxi et de sens du client
Je suis ulcéré par la situation des taxis à Paris. J'en ai pris un en bas de chez moi il y a une semaine à une station de taxi à 5h30 du matin. Sous prétexte que nous étions cinq avec des bagages et que nous n'allions "qu'à la Gare de Lyon" (ils rêvent tous d'une bonne vieille course à Roissy), il m'a fallut hausser le ton pour que parmi ces chauffeurs l'un daigne nous accorder la course. Je rêve ! Les taxis sont au nombre de 15200 à Paris (le plus faible nombre d'une grande capitale) et ne représentent que 2% des transports quotidiens. La réforme est annoncée mais aucun homme politique n'osera la mettre en oeuvre avant les prochaines élections présidentielles car leur pouvoir de nuisance est très important pour nos élus (le bouche à oreille et les confessions sur la banquette arrière), sans compter qu'ils s'arc-boutent à leurs privilèges (ce qu'on peut comprendre). Je sais aussi que le doublement du nombre de taxi va voir se dégrader la prestation, un peu comme à New York quand vous faites l'expérience du chauffeur qui parle à peine l'anglais. Mais je suis prêt à l'accepter en échange d'une plus grande disponibilité et au final d'un meilleur sens du client !